Moi, Malala, Je lutte pour l’éducation et je résiste aux talibans.

« Je veux raconter mon histoire, mais ce sera aussi l’histoire des 61 millions d’enfants non scolarisés. Je veux qu’elle participe au mouvement qui donnera à chaque garçon et à chaque fille le droit d’aller à l’école. C’est un droit élémentaire pour eux.

Malala Zousafzaï est une jeune femme de 20ans. Elle est née dans la vallée du Swat. Dès 11 ans, elle commence à faire un blog pour la BBC concernant sa vie. Elle avait un pseudonyme : Gul Makai pour se protéger. Je pense que beaucoup de personnes ont entendu parler de Malala mais il me semble important, dans le contexte actuel, de se rappeler de son combat. Dans sa biographie, elle va collaborer avec Christina Lamb, reporter au Sunday Times.
81nPz7ueqVL-1.jpgSon livre est publié en livre de poche en 2014. Il coute 7,60€. En grand format, il a été publié chez Calmann-Levy.
Voici le résumé proposé par l’éditeur :

« Quand les talibans prirent le contrôle de la vallée du Swat, au Pakistan, une toute jeune fille éleva la voix. Refusant l’ignorance à laquelle la condamnait le fanatisme, Malala Yousafzaï résolut de se battre pour continuer d’aller à l’école. Son courage faillit lui coûter la vie : en octobre 2012, à 15 ans, elle est grièvement blessée d’une balle dans la tête. Cet attentat censé la faire taire l’a au contraire confortée dans son engagement en faveur de l’éducation des filles dans son pays et, au-delà, des millions d’enfants non scolarisés de par le monde. Ce livre est le récit bouleversant d’une famille exilée à cause du terrorisme, de parents courageux qui, dans une société où les garçons sont rois, ont manifesté un amour immense à leur fille et l’ont encouragée à s’instruire, à écrire, à dénoncer l’insoutenable et à exiger, pour toutes et tous, l’accès au savoir. »

Malala va donc nous raconter comment se passe sa vie. Tout d’abord elle va nous expliquer le climat politique du Pakistan ainsi que les moeurs. C’est un pays où le droit des femmes est inexistant. Elles sont réduites à faire la cuisine et rester à la maison. On va avoir aussi l’histoire de sa famille. Son père est très engagé dans la vie de son village : il va créer une école où les filles viendront, où les pauvres pourront étudier.

« Un enseignant, un livre, un stylo, peuvent changer le monde »

Malala a une admiration pour son père qui va la pousser à toujours aller plus loin dans ses engagements. Sa mère est aussi très à l’écoute et forme une véritable équipe avec son père ce qui est mal vu. Les femmes sont vu comme … un poids pour la société. Malala le ressent et veut que ça change et pour cela ira à l’école.

« Quand un garçon naît au Pakistan, c’est l’occasion de grandes réjouissances. On tire des coups de feu en l’air. On dépose des cadeaux dans le berceau du bébé. Et on inscrit le prénom du garçon dans l’arbre généalogique de la famille. Mais quand c’est une fille, personne ne vient rendre visite aux parents, et les femmes éprouvent simplement de la sympathie pour la mère.
Mon père n’accordait aucune attention à ces coutumes. J’ai vu mon prénom – écrit à l’encre bleue brillante – juste là, au milieu des prénoms masculins de notre arbre généalogique. Le premier prénom féminin en trois cents ans ! »

Dès son plus jeune âge, elle pense à devenir politicienne. Malala va aussi nous parler de religion. Elle nous explique les différents groupes au sein de la religion musulmane. Avec les termes adaptés, cette jeune femme nous rappelle les bases de cette religion ce qui nous permet de comprendre un peu plus en profondeur comment cette religion fonctionne. Et cela fait beaucoup de bien dans le cadre où beaucoup de personnes ne comprennent pas, ne cherchent pas à comprendre, mélangent tout. Mais cela vient aussi enrichir notre culture. la connaissance des religions nous permet de ne pas tout confondre et de comprendre le monde dans lequel on vit.

« Aujourd’hui, nous savons que l’éducation est notre droit fondamental. Pas seulement en Occident: l’islam aussi nous a accordé ce droit. L’islam dit que chaque fille et chaque garçon doit s’instruire. Dans le Coran, il est écrit que Dieu veut que nous possédions le savoir, que nous comprenions pourquoi le ciel est bleu, l’immensité des mers et les étoiles. »

Peu à peu, on voit la dégradation du pays. On voit l’arrivée des talibans. On voit le chaos qu’ils installent dans ce pays qui n’était pas stable à la base. On ressent la frayeur aussi de cette famille qui lutte contre le terrorisme et pour le droit des femmes. Et c’est cette peur qui va les faire avancer.  Jusqu’au jour où Malala se fait tirer dessus alors qu’elle se rendait en cours.

« Quand la balle m’à atteinte à la tempe, elle a fracturé l’os et envoyé des éclats dans les membranes qui entourent le cerveau. Le choc à fait enfler ce dernier. Si bien que les docteurs, au Pakistan, on enlevé un morceau de min crâne pour lui permettre de se dilater plus aisément. Pour garder mon morceau d’os en sécurité, ils l’ont placé sous la peau de mon abdomen »

Elle a un oedème cérébral et va être transférée à Birmingham après son opération. sa famille va la rejoindre et y rester. C’est après cela, que la jeune femme va vouloir encore plus se battre. Se battre pour les femmes de son pays et contre les talibans. Elle sera reçu par Obama, recevra le prix Nobel de la paix ainsi que le prix Sakharov pour les droits de l’Homme.

J’ai adoré découvrir son histoire. Le livre est dense dans le sens où n’étant pas sensibilisée à cette culture j’ai mis un peu de temps avant de bien tout comprendre en terme historique et religieux. Mais je l’ai devoré. Régulièrement je le relis. Je le relis parce que aujourd’hui, des enfants dans le monde n’ont pas le droit à l’éducation, parce que les droits des femmes n’existent pas partout. Ce livre m’a beaucoup sensibilisé et fait comprendre que cette femme a eu un courage énorme de combattre. Et aussi la chance que l’on a dans nos sociétés occidentales. Je le relis  aussi car je ne me rends toujours pas compte que cette fille qui a le même âge que moi, fait avancer les choses. Alors je me dis que tous à notre niveau nous pouvons faire quelque chose. De plus, il y a un site sur lequel nous pouvons faire des dons.  Je vous le recommande vivement.

« Aucune lutte ne peut aboutir sans que les femmes y participent aux côtés des hommes. Il y a deux pouvoirs dans le monde. L’un celui de l’épée, l’autre celui de la plume. Il en existe un troisième plus fort encore que les deux premiers : celui des femmes. »

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s